L’Union européenne semble désormais prendre conscience du danger que ces derniers représentent pour ses infrastructures énergétiques et son réseau électrique.
Face à la menace grandissante de potentielles cyberattaques capables de provoquer des pannes d’électricité à grande échelle, la Commission européenne a décidé d’exclure les onduleurs chinois des projets énergétiques financés par l’UE.
L’exclusion ne concerne pas que la Chine puisque les onduleurs provenant de Russie, de Corée du Nord et d’Iran sont aussi visés.
Pourquoi fait-on une fixette sur ces onduleurs ? Parce qu’il s’agit d’une composante essentielle qui transforme l’électricité produite par des panneaux solaires en électricité utilisable par nos appareils ou injectable sur le réseau (soit du courant continu en courant alternatif).
Cette décision, de ne plus financer les projets européens qui intégreraient de tels onduleurs, fait suite aux évaluations des risques encourus et identifiés pour l’UE comme le déréglage de la production d’électricité, la perturbation de son fonctionnement ainsi que l’accès non autorisé à des données internes opérationnelles sensibles. Soit la combinaison « idéale » pour des esprits mal intentionnés qui pourraient dès lors provoquer à distance des blackouts de grande ampleur sur le continent.
La Commission appliquera des règles déjà en place pour imposer des exigences de sécurité aux projets financés par l’UE. Ces derniers auront l’obligation de respecter des normes de cybersécurité mises à jour, avec une période de transition pour ceux déjà trop avancés.