En 2050, l’éolien offshore pourrait redessiner la mer du Nord, avec une occupation multipliée par dix.
Selon une étude de l’université Heriot‑Watt, si l’ensemble des projets d’éolien offshore prévus en mer du Nord voyait le jour, ces installations pourraient couvrir près de 11 % de la surface de la mer, contre à peine 1 % aujourd’hui.
Les engagements politiques cumulés représentent 19 400 éoliennes offshore d’ici 2050, en comptant celles déjà en service.
L’analyse prend en compte les parcs déjà opérationnels ainsi que ceux inscrits dans les plans nationaux des pays riverains de la mer du Nord : Pays‑Bas, Belgique, Danemark, Allemagne, Royaume‑Uni, Norvège et France.
Il est toutefois important de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une prévision, mais d’un scénario théorique basé sur les objectifs nationaux actuels en matière de déploiement de l’éolien en mer.
D’ici 2030, le Royaume‑Uni restera de loin le principal acteur de l’éolien en mer dans la mer du Nord, avec environ 4 200 turbines. L’Allemagne et les Pays‑Bas suivront, avec respectivement 2 700 et 1 700 turbines.
À l’horizon 2050, ces trois pays conserveront leur avance : environ 6 300 turbines pour le Royaume‑Uni, 4 300 pour l’Allemagne et un peu plus de 4 200 pour les Pays‑Bas.
En termes d’occupation de l’espace maritime, les Pays‑Bas deviendront la zone la plus densément utilisée, avec près de 19 % de leurs eaux dédiées aux parcs éoliens en 2050. La Belgique atteindra environ 18 %, devant le Danemark (15 %) et l’Allemagne (14 %). Le Royaume‑Uni, la Norvège et la France afficheront des parts plus modestes, entre 7 % et 9 %.