Selon une étude récente, l’éolien pourrait devenir l’un des meilleurs investissements publics en Europe, avec un retour multiplié par sept.
L’investissement financier public pour développer les technologies éoliennes, et les innover, pourrait rapporter gros à l’Europe. C’est ce que nous partage une étude de Trinomics et DTU Wind, partagée par WindEurope.
Tout en rapportant d’importants bénéfices et améliorant la sécurité énergétique, chaque euro public investi dans l’éolien en Europe pourrait en rapporter sept à son économie, d’ici 2040. Le tout permettant la création d’emplois, la stimulation des exportations ainsi que la réduction de sa dépendance au gaz importé.
Les auteurs de l’étude recommandent dès lors la création d’un Fonds européen dédié à la recherche et au développement de l’éolien afin que l’Europe puisse restée compétitive dans ce secteur en pleine croissance. Ce dernier proposerait 11,6 milliards d’euros pour y porter la filière. De ce montant, 9 milliards d’euros seraient réservés à la hausse des capacités de production afin que les entreprises européennes puissent répondre à la demande croissante en électricité verte.
Allouer 11,6 milliards d’euros de financements plus ciblés dans le secteur de l’éolien entrainerait 33 milliards d’euros supplémentaires par an à l’économie du continent, créant 180 000 emplois et sans oublier l’exportation de 12,6 milliards d’euros d’équipement éolien. Grâce à ce soutient financier public, environ 90 % de la valeur créée resterait en Europe contre moins de la moitié actuellement. Il permettrait également de de remplacer l’équivalent de 70 milliards de mètres cubes de gaz importés annuellement.
À ce jour, les financements ne sont pas à la hauteur des enjeux, l’éolien recevant moins de 2 % des budgets des programmes auxquels il est éligible. Dispersés entre 12 programmes différents, les procédures d’approbation sont lentes avec un délai moyen dépassant les 9 mois. Une situation qui pénalise l’industrie européenne face à la concurrence internationale dont les technologies éoliennes s’intensifient comme en Chine où les soutiens économiques au secteur sont deux à cinq fois plus importants qu’en Europe.
Un constat qui confirme la place centrale de l’industrie éolienne, les concurrents mondiaux augmentant massivement le soutien à leurs fabricants. Ne pas financer suffisamment l’éolien dans le prochain budget européen ferait courir le risque d’une perte structurelle de parts de marché, de capacités industrielles, d’emplois, et potentiellement du contrôle d’infrastructures énergétiques critiques.