Après une fluctuation entre 2017 et 2022, la biométhanisation s’inscrit dans une dynamique plus positive en Wallonie avec une très belle augmentation des unités de production.
C’est en tout cas le constat que l’on peut tirer de l’édition 2025 du bilan annuel sur la biométhanisation en Wallonie partagé par Valbiom.
Rappelons d’abord que la biométhanisation est un système de fermentation où des micro-organismes décomposent de la matière organique, et cela dans une grande cuve. Le procédé se déroule dans des conditions anaérobies, c’est-à-dire, sans oxygène et avec une température stable de 40 °C.
À la fin de celui-ci, on obtient du digestat (fertilisant) et du biogaz. Ce dernier pourra être valorisé dans plusieurs productions d’énergie : chaleur (par combustion dans une chaudière), électricité (par combustion actionnant un alternateur ou par la production de vapeur actionnant une turbine, puis un alternateur), électricité et chaleur (par cogénération), ou biométhane (en épurant le CO₂ et en compressant le biogaz).
Les chiffres de la biométhanisation en Wallonie pour 2024
En 2024, la Wallonie comptait 84 unités de biométhanisation, dont une majorité dans le secteur agricole, totalisant 59 sites, incluant 32 micro-unités soit 15 de plus par rapport à l’année précédente. Trois de ces unités agricoles injectent d’ailleurs du biométhane sur le réseau de gaz.

Après un ralentissement marqué en 2022, c’est donc une tendance déjà repartie à la hausse en 2023 qui se confirme.
Une augmentation a surtout été observée pour les unités agricoles (de petite ou grande taille) utilisant le biogaz pour produire simultanément de la chaleur et de l’électricité (cogénération). Une évolution positive qui s’explique, entre autres, par une attribution plus importante du nombre de certificats verts au secteur du biogaz, par le Gouvernement wallon. Une aide financière essentielle afin de maintenir la viabilité économique de ces installations.
Pour ce qui est de la puissance électrique totale installée, elle est de 59,72 MW et c’est la biométhanisation agricole qui y est le plus représentée. Du côté de la puissance thermique, elle s’élève à 65,19 MW et c’est le secteur de l’industrie agro-alimentaire qui y est majoritaire (traitement d’eaux usées).

1.149.760 tonnes : c’est le total de matières organiques valorisées en 2024 dont la majorité est toujours issue des déchets agroalimentaires, représentant 54,53 % de l’ensemble. Viennent ensuite les effluents d’élevage (21,20 %), et enfin les cultures énergétiques (10,58 %).
La filière de la biométhanisation a produit 279 GWh d’électricité. La production thermique, elle, se chiffre à 177 GWh. Pour finir, 168 GWh de biométhane ont été injectés sur le réseau de gaz.
L’édition 2025 (chiffres 2024) du rapport complet est à lire ici.