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Mars : R.A.S., mais…

Après un mois de janvier anormalement sombre et chaud, et un mois de février anormalement froid et ensoleillé, mars contraste avec un retour à la normalité.

On aura tout eu en ce début d’année ! Un mois de janvier extrême dans un sens, un mois de février extrême dans l’autre, puis un mois de mars parfaitement normal. En effet, tous les paramètres de l’IRM affichaient « normal » pour le mois écoulé, une première en 2018.

Pourtant, même si l’IRM considère que 82,5 h de soleil sont « normales » pour un mois de mars, c’est quand même 31,5 h de soleil en moins que la norme de quelque 114h, soit près de 28% d’ensoleillement en moins.  Et ça, les panneaux solaires l’ont ressenti.

Et pas qu’un peu même. C’est bien simple, au niveau du photovoltaïque, mars 2018 était le plus mauvais mois de mars de ces dix dernières années, juste derrière le très mauvais mars 2013. Les propriétaires de panneaux solaires photovoltaïques (installation de 3kWc pour une consommation de 3500 kWh/an) n’ont en moyenne pu couvrir qu’environ trois quarts de leurs besoins en électricité, là où normalement ils devraient presque pouvoir en couvrir l’entièreté.

Même constat au niveau du thermique. Les propriétaires de chauffe-eau solaires (4,6 m², 300 l) n’ont pu chauffer qu’entre quatre et cinq douches sur dix grâce au soleil durant le mois de mars, bien en-dessous de ce qu’on est en droit d’attendre d’un mois de mars.

Enfin, côté vent, mars 2018 aura été correct, sans plus. Dans l’ensemble, avec un taux de charge moyen de quelque 29% (onshore et offshore combinés), mars 2018 est pile dans la moyenne des taux de charges des 7 dernières années pour un mois mars. Le vent a fait face à l’équivalent de la consommation électrique de quelque 39% des ménages belges.

Après ces trois premiers mois contrastés, que nous réserve avril ? À suivre…

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