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Février, l’air de rien

Pourquoi l’air de « rien » ? Et bien d’abord parce que février 2017 n’a rien de spécial à revendiquer au niveau météorologique. Sur l’ensemble du mois, le vent a soufflé normalement, le soleil a (peu) brillé normalement, il a plu normalement, etc. Bref, rien de particulier à souligner selon l’IRM.

Mais « l’air » de rien quand même puisque l’espace d’un jour, le mercredi 22 février pour être plus précis, le vent a fourni suffisamment d’électricité éolienne pour satisfaire l'ensemble des consommations d'électricité de tous les ménages belges (plus de 4.715.000 logements). Un record pour une production éolienne journalière !

Néanmoins, sur l’ensemble du mois, février est loin de battre des records de production. Avec un taux de charge moyen de 35% (27% pour l’onshore et 52% pour l’offshore), le vent a fourni de quoi couvrir l’équivalent de l’électricité consommée par 41% des ménages belges. Honnête, mais sans plus.

Quant au soleil, il n’aura malheureusement pas suivi l’exemple de janvier 2017… ni des mois de janvier des années précédentes. Que du contraire ! Avec un rayonnement solaire global sensiblement inférieur à la valeur constituant la norme, janvier 2017 ne pouvait pas prétendre aux même performances.

Résultat : au niveau du solaire photovoltaïque, février 2017 aura produit moins de kWh par kWc installé que lors des mois de février des 6 années précédentes. Cet ensoleillement plus discret n’aura permis de couvrir « que » entre 34 et 45% des besoins en électricité des propriétaires de panneaux photovoltaïques (installation de 3kWc pour une consommation de 3500 kWh/an) selon les endroits en Belgique. On a vu bien mieux.

Même constat pour les chauffe-eau solaires. Ici aussi, le faible soleil de février n’aura permis de chauffer – en moyenne – qu’une petite douche sur 5, voire moins, chez les propriétaires de capteurs thermiques (4,6 m², 300 l).

Allez, l’hiver météorologique est fini, place au printemps !

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