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Renouvelables : l’avenir radieux du financement alternatif

Le financement alternatif est un formidable levier pour amener nos économies et les projets renouvelables à se rencontrer. Retours d’expérience en Wallonie

Le Facilitateur électricité verte et cogénération pour la Wallonie a organisé le 26 janvier dernier à Namur un séminaire sur les mécanismes de financement innovants des énergies renouvelables. Avec plus d’une centaine de participants, le sujet démontre son intérêt auprès des acteurs de la transition énergétique et en particulier les communes, représentées en nombre.

Une large palette de modes de financement alternatif a été présentée par un panel d’orateurs ayant une expérience concrète sur une ou plusieurs formules. Par financement alternatif, on entend un mécanisme de financement qui ne passe pas par une banque classique. Il s’agit par exemples de tiers-investisseurs, d’émissions d’obligations, de plateformes d’investissement, de crowfunding (avec ou sans contrepartie), de structures de partenariat avec coopératives citoyennes, ou de partenariats public-privé.

Paradoxalement, en Belgique, le budget ne semble pas être un problème. Les montants qui dorment sur les comptes en banque - même mal rémunérés - sont énormes :

  • 384 milliards € de dépôts en banque
  • 61 milliards € en titres de créance
  • 485 milliards € en actions
  • 312 milliards € en produits d’assurances

 

Ce qui représente un patrimoine financier net de 990 milliards € en Belgique en 2016, déduction faite de l’encours des crédits bancaires (- 263 milliards).  Source : Banque Nationale de Belgique – Trim.2016-III.

L’enjeu est de réveiller cet argent et de l’utiliser dans la transition énergétique au travers de projets d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. Les économies générées par ces projets amènent un rendement supérieur que l’épargne dormante en banque. Le financement alternatif est un formidable levier pour amener nos économies et les projets renouvelables à se rencontrer. Et ce, avec ou sans les banques.

On a pu constater que chacun des acteurs et des modèles a sa spécificité et sa plus-value dans le financement de la transition énergétique. Les différents types d’investisseurs peuvent aussi être attirés par des formules différentes selon leur profil de risque par exemple.

Aujourd’hui, les coopératives parviennent à lever des montants importants auprès des particuliers et elles développent des projets dans des filières très variées. Ces projets sont portés par les coopératives, seules ou en partenariats avec le privé ou les communes. De plus, le secteur coopératif s’est récemment doté d’un outil en ligne qui facilite les investissements (lire notre article Mieux qu’un compte épargne : Investissez dans une coopérative ! ).

Les communes sont particulièrement en demande de financement pour leurs projets, dans le cadre notamment de la mise en œuvre de leurs Plan d’Action Energie Durable (pour les signataires de la Convention des Maires). Au travers de ces mécanismes alternatifs, la commune peut trouver la formule qui lui convient avec l’avantage de ne pas s’endetter. Elle capte le financement qui sera généré par les économies que le projet d’investissement va permettre. Il reste à s’approprier ces nouvelles formules et veiller à ce qu’elles respectent, entre autres, la règlementation des marchés publics. Les exemples validés commencent à sortir et pourront être mis en commun, notamment via le réseau de communes du programme POLLEC.

Lire également notre article Vive le crowdfunding rémunéré !

Catégorie: 
Actualité Belgique
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